Les Histoires de ZMJ
Les Histoires de ZMJ vous relatent des faits historiques qu’on trouve dans la société actuelle ✨✨
05/06/2026
Le temps passa.
Mais malgré les années, Michael restait gravé dans nos mémoires.
Son absence faisait toujours mal.
Ma mère pleurait encore parfois lorsqu’elle regardait ses anciennes photos.
Melda évitait d’en parler.
Moi, je continuais à espérer qu’un jour il reviendrait.
Quant à mon père…
Il semblait être passé à autre chose depuis longtemps.
Et ma mère, cette femme qui connaissait pourtant toute la vérité, continuait de jouer son rôle à la perfection.
Les années passèrent.Nous grandissions.
Melda était désormais en fin de cursus universitaire.
Moi, j’étais en classe de Terminale.Karl et Mimiz étaient en classe de cinquième.
Pendant ce temps, la réussite de mon père ne cessait d’impressionner tout le monde.
Après sa promotion dans son entreprise, il fut nommé à un très grand poste au gouvernement.
Toute la famille était fière de lui.
Pour célébrer cette ascension, il vendit notre ancienne villa afin de construire une propriété encore plus luxueuse.
La nouvelle maison était immense.
Plus moderne, plus élégante, plus impressionnante que la précédente.
Mais il y avait une chose étrange.
Une pièce…Une seule pièce.
Une pièce à laquelle aucun de nous n’avait accès.
La porte était toujours fermée à clé.Même les employés de maison n’avaient pas le droit d’y entrer.
Un jour, poussée par la curiosité, j’avais demandé à ma mère :
-Pourquoi personne ne peut entrer dans cette pièce ?
Elle avait souri avant de répondre :
-C’est le bureau de concentration de ton père. Quand il veut réfléchir ou travailler tranquillement, il s’enferme là-bas.
L’explication paraissait logique.
Alors nous avions tous accepté cette version.
Sans savoir qu’en réalité…
C’était dans cette pièce que mon père accomplissait ses rituels.
C’était là qu’il passait certaines de ses nuits.
Avec le temps, j’avais remarqué quelque chose d’autre.
Chaque mois, pendant trois jours consécutifs, mon père disparaissait pratiquement de la maison.
Il ne dormait pas avec ma mère.
On le voyait à peine.
Lorsqu’on demandait :
-Papa est où ?
Ma mère répondait toujours :
-Il travaille.
Ou encore :
-Il est en mission.
Parfois :
-Il rentrera t**d.
Et nous la croyions.Parce qu’après tout, il occupait désormais un poste important.Pour nous, cela semblait normal.
Mais la vérité était toute autre.Pendant ces trois jours…Mon père ne quittait jamais la maison.
Il restait enfermé dans cette fameuse pièce interdite.
Et si vous me demandez aujourd’hui ce qu’il faisait à l’intérieur…
La réponse vous paraîtra sans doute f***e.
Pourtant, c’est la vérité.
Dans cette pièce…Il y avait un cercueil.
Oui.
Un véritable cercueil.
Et chaque mois, pendant trois jours et trois nuits, mon père s’y enfermait.
Il dormait à l’intérieur.Le quatrième jour seulement, il ressortait.Il prenait une do**he.
S’habillait élégamment.
Puis entrait dans la maison comme un homme qui revenait simplement du travail.
Nous pensions qu’il revenait d’une mission.
Nous pensions qu’il revenait du bureau.
Nous pensions qu’il avait passé plusieurs jours loin de nous.
Alors qu’en réalité…Il n’avait jamais quitté la maison.
Et ce n’était pas du repos qu’il cherchait dans ce cercueil.
C’était autre chose.
Quelque chose de beaucoup plus sombre.
Quelque chose qui lui permettait de quitter son corps pour voyager ailleurs.
Un monde invisible.Un monde dont il ne nous parlait jamais.Et nous, ses propres enfants…Nous ignorions totalement que, chaque mois, notre père disparaissait dans les ténèbres avant de revenir parmi nous comme si de rien n’était.
Quelques mois plus t**d, Melda obtint finalement son diplôme d’ingénieur civil.
Toute la famille était fière d’elle.
Mes parents organisèrent une grande fête à la maison.
Les oncles, les tantes, les cousins, les amis de Melda, tout le monde était présent.
Mon père ne cessait de sourire.
Pour lui, c’était une nouvelle victoire.
Après son recrutement dans une grande entreprise, tout semblait réussir à ma sœur.
Puis elle rencontra Arthur.
Quelques temps plus t**d, elle annonça une autre bonne nouvelle.
Elle était enceinte.Toute la famille éclata de joie.Ma mère pleurait de bonheur.
Mon père semblait particulièrement heureux.
Les préparatifs avaient déjà commencé pour l’arrivée du bébé.
C’est à cette période que je fis un rêve étrange.
Cette nuit-là, je me retrouvai dans une pièce que je ne connaissais pas.
Pourtant, elle me semblait familière.
Mon père était là.Ma mère aussi.Et en face d’eux se trouvait cet homme.
Le même homme que j’avais aperçu lorsque j’étais enfant.
Le même homme vêtu de noir.
Le même homme dont je n’avais jamais réussi à voir le visage.
Cette fois encore, son visage était caché.
Au milieu de la pièce se trouvait une table.
Ma mère posa devant moi un plat rempli de nourriture.Puis l’homme en noir me regarda.
Sans parler.Comme s’il attendait quelque chose.
Je commençai à manger.
Encore et encore.Je n’avais même pas faim.
Mais j’étais incapable de m’arrêter.
Comme si quelqu’un contrôlait mon corps.
Puis je me réveillai brusquement.
Mon cœur battait très vite.
J’essuyai ma bouche avant de me figer.
J’avais l’impression qu’une substance huileuse s’y trouvait encore.
Comme si ce rêve avait été réel.
Je secouai la tête.
-Quel mauvais rêve…
Puis je partis me préparer pour les cours.
Deux semaines plus t**d, le drame frappa la famille.
Alors qu’elle travaillait, Melda fut victime d’un violent malaise.
On la transporta d’urgence à l’hôpital.
Ma mère fut immédiatement prévenue.
Lorsqu’elle arriva sur place, les médecins lui annoncèrent une terrible nouvelle.
Melda venait de perdre son bébé.Elle était enceinte de trois mois.À son retour à la maison, elle était détruite.
Arthur tait anéanti.
Toute la famille était sous le choc.
Après la perte de son premier bébé, tout le monde pensait que ce n’était qu’un malheureux accident.
Puis quelques mois plus t**d, elle tomba de nouveau enceinte.
Cette fois encore, toute la famille fut heureuse.
Arthur recommença à espérer.
Melda aussi.Mais au bout de quelques mois…Elle fit une nouvelle fausse couche.
Le choc fut terrible.
Pourtant, elle ne baissa pas les bras.
Une troisième grossesse arriva.
Puis une troisième perte.Ensuite une quatrième.
Encore une fois, l’enfant ne survécut pas.
Cette fois-ci, plus personne ne comprenait.
Les médecins non plus.
Mes parents l’emmenèrent dans les meilleurs hôpitaux du pays.
Des examens furent réalisés.
Encore et encore.Mais les résultats étaient toujours les mêmes.
Melda était en parfaite santé.Aucune maladie.
Aucun problème médical.Rien qui pouvait expliquer ces pertes répétées.
Mon père alla même jusqu’à lui payer un voyage à l’étranger afin qu’elle consulte des spécialistes.
Là-bas aussi, les médecins furent formels.
« Votre fille est en parfaite santé. »
Cette réponse plongea toute la famille dans l’incompréhension.
Si elle était en bonne santé…
Pourquoi perdait-elle tous ses enfants ?
Peu à peu, les rumeurs commencèrent.
Certaines personnes prétendaient qu’elle avait sûrement pratiqué des avortements dans sa jeunesse.
D’autres racontaient qu’elle cachait quelque chose.
Melda niait tout.
Elle pleurait.Elle jurait qu’elle n’avait jamais avorté.Mais les langues continuaient à parler.
Et malheureusement…Arthur commençait lui aussi à changer.
Au début, il la soutenait.
Il la consolait.Il l’encourageait.
Mais au fil des années, la fatigue finit par s’installer.
La frustration aussi.
Un jour, au cours d’une dispute, il lui lança :
-Comment veux-tu qu’on construise une famille si chaque grossesse se termine de la même façon ?
Ces paroles détruisirent Melda.Elle aimait Archou plus que tout.Elle ne supportait pas l’idée de le perdre.
Alors elle se mit à supplier.
À pleurer.À lui promettre que tout finirait par s’arranger.Mais quelque chose s’était brisé entre eux.Arthur devenait de plus en plus distant.
Et Melda s’enfonçait dans une profonde tristesse.Elle mangeait moins.Dormait mal.
Ne riait presque plus.
La femme brillante et pleine de vie qu’elle avait été semblait disparaître peu à peu.
Mes parents tentaient de la réconforter.
Toute la famille se mobilisait autour d’elle.
Mais rien ne semblait atteindre la douleur qui la consumait.
Puis un matin…Tout bascula.
Un cri terrible retentit dans la maison.Un cri que je n’oublierai jamais.
Nous accourûmes tous vers la chambre de Melda.
Lorsqu’on ouvrit la porte, le spectacle était effrayant.
Elle renversait tout sur son passage.
Les objets volaient.Les miroirs étaient brisés.
Elle pleurait.
Elle riait.
Puis elle criait à nouveau.Comme si elle ne reconnaissait plus personne.
Ma mère tenta de l’approcher.
-Melda… calme-toi ma fille…
Mais elle hurla encore plus fort.
Même mon père ne parvenait pas à la maîtriser.
Finalement, plusieurs employés de maison durent intervenir pour l’empêcher de se blesser.
Ce jour-là, la décision fut prise de la faire hospitaliser dans un centre spécialisé.
Les médecins parlèrent d’un effondrement psychologique sévère provoqué par les traumatismes successifs.
Mais au fond de moi…Je n’étais pas convaincue.
Parce que lorsque je regardais les yeux de ma sœur ce matin-là…
Je n’avais pas l’impression de voir une femme simplement brisée par la douleur.
J’avais l’impression qu’elle luttait contre quelque chose d’autre.
Quelque chose d’invisible.
Quelque chose qui la détruisait depuis longtemps.
Et pendant que tout le monde pleurait sur le sort de Melda…Je remarquai une chose étrange.
Mon père.
Il était debout dans un coin de la pièce.
Et durant quelques secondes…
J’eus la sensation qu’il observait la scène avec un regard qui n’avait rien à voir avec celui d’un père inquiet.
A suivre
01/06/2026
Quelques jours plus t**d, quelque chose d’incroyable se produisit.
Mon père, qui auparavant était entre la vie et la mort, commença à se rétablir rapidement.
Les médecins étaient stupéfaits.
L’homme qui était sous oxygène, incapable de se lever seul, retrouvait peu à peu toutes ses forces.
Personne ne comprenait vraiment ce qui s’était passé.
À l’hôpital, certains parlaient même d’un miracle.
Et moi aussi, j’y croyais.
Dans ma tête d’enfant, j’étais persuadée que mon grand-père m’avait entendue.
J’étais convaincue que la visite au cimetière avait fonctionné.
Lorsque ma mère me dit :
-Tu vois, Elise ? Tu as été courageuse.
J’en ressentis une immense fierté.J’étais surtout heureuse de revoir mon père sourire.
Quelques semaines plus t**d, il rentra finalement à la maison.
Pour célébrer sa guérison, il organisa une petite réception familiale.
Mes oncles et mes tantes furent invités.Après tout, ils avaient eux aussi vécu dans l’angoisse.
Ils venaient à peine de perdre leur père et avaient eu peur de perdre également leur frère.
L’ambiance était chaleureuse.
Les adultes riaient.Les souvenirs de mon grand-père étaient évoqués avec émotion.
Dans la cour, nous, les enfants, étions livrés à nous-mêmes.
Mes cousins étaient présents.Nous courions partout.Nous jouions à cache-cache.Nous inventions toutes sortes de jeux.
Les éclats de rire résonnaient dans toute la concession.
Pendant ce temps, les adultes discutaient au salon autour des boissons et des plats préparés pour l’occasion.
Je me souviens qu’à un moment, alors que nous jouions près d’une fenêtre ouverte, j’entendis l’un de mes oncles dire à mon père :
-Franchement, tu nous as fait peur. On croyait vraiment que tu allais partir.
Tout le monde acquiesça.
Mon père, lui, se contenta de sourire.
Un sourire étrange.Un sourire que je n’avais encore jamais vu sur son visage.
Puis il répondit calmement :
-Ce n’était pas encore mon tour.
Les adultes rirent sans y prêter attention.
Mais aujourd’hui encore…Quand je repense à cette phrase…
Je me demande s’il ne savait pas déjà quelque chose que les autres ignoraient.
Une année passa.Et durant cette année, notre vie changea complètement.
Mon père, qui avait failli mourir quelques mois plus tôt, semblait désormais plus fort que jamais.
Puis un jour, une nouvelle incroyable arriva.
L’homme qui occupait un poste très important dans son entreprise venait de décéder.
Et contre toute attente, mon père fut choisi pour le remplacer.
Toute la famille était heureuse pour lui.Une grande fête fut organisée pour célébrer sa promotion.
Mes oncles, mes tantes et plusieurs proches furent invités.
Je me souviens encore de la joie qui régnait ce jour-là.
Mon père riait.Ma mère rayonnait de bonheur.
Tout le monde disait enfin que la chance avait souri à notre famille.
Et effectivement…À partir de ce moment-là, tout changea.
Quelques mois plus t**d, nous quittâmes la maison que nous louions depuis des années.
Mon père venait d’achever la construction de sa propre villa.
Une immense maison, avec un grand jardin, une piscine et des chambres suffisamment grandes pour que chacun ait son espace.
Pour la première fois de ma vie, j’avais ma propre chambre.
Je me sentais comme une princesse.Nous ne manquions plus de rien.Les sorties devenaient fréquentes.Les vêtements neufs aussi.
À l’école, beaucoup d’élèves enviaient notre mode de vie.
Mais au milieu de tout ce bonheur…Quelque chose me dérangeait.
Mon grand frère Michael.
Avant, Michael était toujours souriant.
Toujours de bonne humeur.Il plaisantait avec tout le monde.Il passait son temps à nous protéger, Karl, Mimiz et moi.
Mais petit à petit, il changea.Il devenait de plus en plus silencieux.
Il parlait moins.Il passait de longues heures seul dans sa chambre.
Parfois, il semblait perdu dans ses pensées.
Au début, je me disais que c’était normal.Après tout, il avait déjà vingt-et-un ans.
Il était étudiant à l’université.
Peut-être qu’il avait simplement grandi.Mais au fond de moi…Son changement m’inquiétait.
Je ne savais pas si les autres l’avaient remarqué.
Un après-midi, je décidai d’aller lui parler.
Je trouvai Michael assis à son bureau.
Comme d’habitude, il révisait ses cours de l’université.
Je m’approchai doucement.
-Michael…
Il leva la tête.
-Oui, petite sœur ?
-Pourquoi tu n’es plus comme avant ?
Il resta silencieux quelques secondes.
Puis il me regarda.
Un sourire triste apparut sur son visage.
-Un jour, tu comprendras.
Je fronçai les sourcils.
Je ne comprenais pas sa réponse.Alors il posa sa main sur ma tête.
-Peu importe ce qui arrivera, Elise…
Sa voix semblait différente.
Comme s’il voulait me dire quelque chose d’important.
-Je resterai toujours ton grand frère.
Il marqua une pause avant d’ajouter :
-Et je t’aimerai toujours.
Je lui souris.À cet âge-là, je ne voyais rien d’étrange dans ses paroles.
Je lui souhaitai bon courage pour ses révisions avant de quitter la chambre.
Mais en refermant la porte derrière moi…
J’ignorais que Michael venait peut-être de me faire ses adieux sans que je le comprenne.
Un beau matin, alors que toute la famille s’apprêtait à prendre le petit-déjeuner avant de commencer la journée, nous remarquâmes qu’il manquait quelqu’un à table.
Michael.
Au début, personne ne s’inquiéta.
Ma mère demanda simplement à Melda :
-Va réveiller ton frère.
Melda m***a à l’étage avant de revenir quelques minutes plus t**d.
-Michael n’est pas dans sa chambre.
Ma mère leva immédiatement les yeux.
-Comment ça, il n’est pas là ?
-Sa chambre est vide.
Ma mère se mit aussitôt à râler.
-Vraiment, ce garçon ! Quand il sort, il ne prévient jamais personne. C’est quel comportement ça ?
Elle prit son téléphone et tenta de l’appeler.
Aucune réponse.Mon père essaya à son tour.
Mais le numéro était injoignable.Nous pensions simplement que son téléphone était éteint.
Après tout, Michael était adulte.
Mais lorsque midi passa…Puis quatorze heures…
Puis seize heures…Et qu’il n’y avait toujours aucune nouvelle…
L’inquiétude commença à s’installer.
Cette fois-ci, mes parents étaient réellement nerveux.
Mon père appela plusieurs membres de la famille.
Mes oncles furent contactés, mes tantes aussi.
On demanda à tous ses amis s’ils l’avaient vu.
Personne…Absolument personne.
C’était comme si Michael s’était évaporé.
Alors les recherches commencèrent.Des avis furent diffusés.Des appels passés dans tous les sens.
Des proches partirent le chercher dans différents quartiers.Toute la famille était mobilisée.
Ma mère pleurait.Mes tantes tentaient de la consoler.
Personne ne comprenait comment un jeune homme pouvait disparaître du jour au lendemain sans laisser la moindre trace.
Moi aussi, j’étais triste.
Michael me manquait énormément.
Je repensais souvent à notre dernière conversation.
À son étrange sourire.
À ses paroles.
À l’époque, je ne comprenais pas encore pourquoi ces mots revenaient sans cesse dans ma tête.
Les semaines passèrent.
Puis les mois.
Un mois…Deux mois…Trois mois.
Toujours aucune nouvelle.
Petit à petit, les recherches cessèrent.
L’espoir commença à disparaître.La famille était épuisée.
Ma mère pleurait presque chaque soir.Mes tantes ne comprenaient pas pourquoi Michael infligeait une telle souffrance à ses parents.
Elles pensaient qu’il était parti volontairement.
Mais aujourd’hui, je sais que ce n’était pas le cas.
Aujourd’hui, je sais que mes parents connaissaient déjà la vérité.
Ces deux personnes qui prétendaient souffrir avec nous…
Ces deux personnes qui organisaient les recherches…
Savaient parfaitement pourquoi Michael n’était plus là.
Mais moi, je ne le découvrirais que bien plus t**d.
Finalement, après des mois sans la moindre trace de lui, mes parents conclurent que Michael était probablement mort.
Selon eux, il avait peut-être été kidnappé puis tué.
Aucun corps ne fut retrouvé.Aucune preuve.
Pourtant, nous fîmes son deuil.
Un deuil sans tombe.
Un deuil sans cercueil.
Un deuil sans adieux.
Mais au fond de mon cœur d’enfant…Je continuais d’espérer.
J’espérais qu’un jour, contre toute attente, Michael franchirait à nouveau la porte de la maison avec son sourire habituel.
J’espérais encore un miracle.
Sans savoir que la vérité était bien plus effrayante que tout ce que j’aurais pu imaginer.
A suivre
01/06/2026
La nouvelle de la mort de mon grand-père avait plongé toute la famille dans la tristesse.
Ses enfants étaient bouleversés.Ses petits-enfants aussi.Personne ne comprenait comment un homme qui semblait encore en pleine forme quelques jours auparavant pouvait-il mourir aussi soudainement ?
D’après ce qu’on nous expliqua, il avait fait un malaise chez lui au village. On l’avait transporté à l’hôpital en urgence, mais malheureusement, il n’avait pas survécu.
Quelques jours plus t**d, toute la famille se réunit pour une grande assemblée familiale afin de préparer les obsèques.
Mes oncles, mes tantes, mes cousins, tout le monde était présent.
Les discussions durèrent des heures afin d’organiser le programme.
Puis arriva enfin le jour des obsèques.
Lorsque le corps arriva au village, une petite messe fut célébrée.
Après les prières, chacun fut invité à passer devant le cercueil pour lui rendre un dernier hommage.
Les adultes passaient les uns après les autres.
Puis vint mon tour.Je m’approchai lentement du cercueil.
Je regardai le visage de mon grand-père une dernière fois.Et soudain…Je remarquai quelque chose d’étrange
Des larmes coulaient de ses yeux.
Je restai figée.
Je clignai plusieurs fois des yeux.Mais les larmes étaient toujours là.Elles glissaient lentement le long de ses joues.
Prise de panique, je courus vers ma mère.
-Maman ! Maman ! Grand-père pleure !
Ma mère soupira.
-Elise, arrête avec ça.
-Mais maman, je te jure ! Grand-père pleure !
-Un mort ne pleure pas.
-Je l’ai vu !
-Elise, ne me dérange pas avec ça.
Mais malgré sa réponse, je retournai discrètement regarder.
Et encore une fois…
Je vis clairement les larmes sur le visage de mon grand-père.
Je ne comprenais pas ce qui se passait.
Plus t**d dans la soirée, alors que les tam-tams résonnaient dans tout le village et que les chants traditionnels animaient la veillée funèbre, je restai assise dans un coin à observer.
À un moment donné, presque tout le monde était dehors.
Certains dansaient.D’autres discutaient.
D’autres encore écoutaient les anciens raconter des histoires sur la vie de mon grand-père.
C’est alors que je remarquai mon père.Il entra seul dans la pièce où reposait le cercueil.
Je ne sais pas pourquoi, mais je continuai à l’observer.
Il regarda autour de lui pour vérifier qu’il n’y avait personne.
Puis il s’approcha du cercueil.
Et lentement…Il fit deux tours autour du cercueil.
Sans dire un mot, sans toucher le cercueil.Puis il ressortit comme si de rien n’était.Sur le moment, je n’y prêtai pas vraiment attention.
J’étais encore une enfant.
Je pensais simplement qu’il était venu dire au revoir à son père.Le lendemain eurent lieu les derniers rites.Les enfants du défunt prirent la parole.Les petits-enfants aussi.
Les témoignages s’enchaînèrent, chacun racontant les souvenirs qu’il gardait de lui.
Puis vint le moment de l’enterrement.Le cercueil fut conduit jusqu’au caveau familial
Dans une immense tristesse, nous regardâmes les hommes descendre le corps de mon grand-père dans sa dernière demeure.
La tombe fut ensuite refermée.
Les prières furent dites.
Et peu à peu, chacun commença à accepter que cette page de notre histoire venait de se refermer.
Après l’enterrement, la famille se réunit autour d’un repas.
On se remémora les bons souvenirs.
Puis les jours de deuil prirent fin et chacun retourna en ville.
Nous aussi. Sans savoir que la mort de mon grand-père n’était que le début de quelque chose de beaucoup plus sombre…
La vie avait donc repris son cours.
Petit à petit, la douleur causée par la mort de mon grand-père semblait s’atténuer.
Nous avions repris l’école.Mon père avait repris le travail.Et la maison avait retrouvé son calme habituel.
Puis, un soir…Ou plutôt une nuit.
Je dormais profondément dans la chambre que je partageais avec Karl et Mimiz lorsque j’entendis la porte s’ouvrir doucement.
J’ouvris lentement les yeux.
Ma mère se tenait devant mon lit.
Elle me faisait signe de me lever sans réveiller Karl et Mimiz.
-Elise… viens avec moi.
Encore à moitié endormie, je me redressai et la suivis silencieusement.
Lorsque nous arrivâmes au salon, je fus surprise de voir mon père assis à la table à manger.
Mais il n’était pas seul.
En face de lui se trouvait un homme que je n’avais jamais vu auparavant.
À cause du sommeil, je distinguais mal son visage.
Je remarquai seulement qu’il portait une longue soutane noire.
Et surtout…Au centre de la table brûlait une grande bougie rouge.
La flamme vacillait doucement.L’ambiance était étrange.
Mais comme mes parents étaient là, je ne ressentais aucun danger.
Je me contentai d’observer.
-Assieds-toi ma chérie, dit ma mère.
Je m’exécutai.
Ma mère apporta alors plusieurs plats.
Elle servit mon père…Puis l’homme en noir.
Enfin elle prit une assiette pour moi.
Je remarquai qu’elle découpait soigneusement un morceau de viande avant de le déposer dans mon plat.
-Mange, ma chérie.
Je secouai la tête.
-Maman, je n’ai pas faim.
Mon père sourit.
-Mange ma fille.
-Pourquoi on mange à cette heure-ci ?
-Parce que tu dois manger.
-Et pourquoi vous n’avez pas réveillé Karl et Mimiz ?
Ma mère échangea un regard avec mon père.
Puis mon père répondit :
-Parce que toi, tu es spéciale.
Il me regarda avec tendresse.
-Tu sais bien que tu es ma précieuse. Je t’aime beaucoup.
À cet âge-là, ces paroles suffisaient à me convaincre.
Alors je commençai à manger.Après quelques bouchées, quelque chose attira mon attention.
Le goût.
Cette viande avait un goût que je ne connaissais pas.
Ce n’était ni du poulet, ni du bœuf, ni du lapin.
Ni aucune viande que nous mangions habituellement à la maison.
C’était différent.
Mais comme ma mère insistait et que mon père me regardait avec satisfaction, je continuai jusqu’à finir entièrement mon assiette.
Une fois le repas terminé, mon père hocha la tête.
-C’est bien.
Puis il ajouta :
-Maintenant, va te coucher.
L’homme en soutane noire n’avait toujours pas prononcé un seul mot.
Depuis le début, il me fixait simplement.
Son regard me mettait mal à l’aise.Je me levai alors de table.Ma mère m’accompagna vers la chambre.
Mais avant d’entrer dans le couloir, je jetai un dernier regard derrière moi.
C’est alors que je vis l’homme sortir une feuille de papier et un stylo.
Il les poussa lentement vers mon père.
Mon père prit le stylo.
Et sans hésiter…Il signa.
Je voulus voir ce qui était écrit sur le document.
Mais à cet instant, ma mère me fit avancer.
-Allez, viens dormir.
La porte de la chambre se referma derrière moi.
Et cette nuit-là…
Je ne savais pas encore que ce simple repas allait marquer le début d’un lien invisible qui allait bouleverser toute ma vie.
Le lendemain, je voulais raconter à Melda ce qui s’était passé cette nuit-là.
Je voulais lui parler de l’homme en soutane noire.
Je voulais lui raconter le repas étrange que j’avais partagé avec mon père.
Mais chaque fois que j’essayais d’aborder le sujet, quelque chose m’en empêchait.
Je pouvais dire :
-Hier soir, j’ai mangé avec papa…
Mais dès que je voulais parler de l’homme ou du repas, les mots restaient bloqués dans ma gorge.
Comme si une force invisible m’interdisait d’en parler.
Après quelques jours, le souvenir commença même à s’effacer.
Je n’y pensais presque plus.J’étais une enfant.
Je préférais jouer avec Karl et Mimiz.Embêter ma grande sœur Melda,et être près de mon frère aîné Michael.Passer du temps avec ma mère et profiter de mon enfance.
Puis, environ un mois plus t**d, un nouveau malheur frappa notre famille.
Mon père tomba gravement malade.
Son état s’était dégradé en quelques jours seulement.
Les médecins ne comprenaient pas vraiment ce qui lui arrivait.
Il fut hospitalisé d’urgence.On lui administra de l’oxygène.Chaque jour, son état semblait empirer.
À la maison, ma mère pleurait constamment.
L’inquiétude était visible sur son visage.
Puis un soir, elle vint me voir.
-Elise, prépare-toi. Tu vas m’accompagner au village.
Je fus surprise.
D’habitude, lorsqu’elle voyageait, elle partait avec Melda ou avec mon grand frère.
Jamais avec moi.
Mais cette fois-ci, elle insistait pour que je sois celle qui l’accompagne.
Vers 22 heures, nous quittâmes la ville.
Le voyage se déroula dans un silence étrange.
Et vers minuit, nous arrivâmes finalement au village.
À notre arrivée, nous passâmes rapidement à la maison familiale où quelques membres de la famille étaient encore présents.
Puis, contre toute attente, nous avons pris une direction qui me surprit.
Le cimetière.
Je sentis immédiatement la peur monter en moi.
La nuit était noire.
Le vent soufflait entre les arbres.Je serrai la main de ma mère.
-Maman… qu’est-ce qu’on fait ici ?
Elle s’accroupit devant moi.
-Nous sommes venus voir ton grand-père.
Je ne comprenais pas.
-Mais… grand-père est mort…
Ma mère posa ses mains sur mes épaules.
-Écoute-moi bien. Ton père est très malade. Nous allons demander à ton grand-père de le laisser tranquille.
Je restai confuse.
-Comment ça ?
-Tu sais combien ton grand-père t’aimait. Tu étais sa petite princesse. Il t’écoutera.
Ses paroles me semblaient étranges.
Mais j’étais encore une enfant.Alors je lui fis confiance.Ma mère me conduisit jusqu’à la tombe.
-Vas-y. Parle-lui.
Je regardai la tombe pendant quelques secondes.
Puis, d’une petite voix tremblante, je murmurai :
-Grand-père…
Les larmes me montèrent aux yeux.
-Papa est très malade. Il est à l’hôpital.
Je reniflai doucement.
-Je t’en prie, laisse-le tranquille.
Le silence du cimetière semblait avaler mes paroles.
-Je veux que papa guérisse.Je veux qu’il rentre à la maison.S’il te plaît, grand-père…
Après quelques minutes, ma mère me prit par la main.
-C’est bon. On peut partir.
Je pensai alors que nous allions retourner à la maison familiale pour dormir.
Mais à ma grande surprise, ma mère répondit :
-Non. Nous repartons immédiatement.
-Maintenant ?
-Oui.
J’étais complètement perdue.Nous avions quitté la ville à 22 heures.Nous avions roulé pendant des heures.
Tout ça… simplement pour venir parler à la tombe de mon grand-père avant de repartir aussitôt.
Même à mon jeune âge, je trouvais cela étrange.
Très étrange.
Mais je me disais que si cela pouvait aider mon père à guérir…
Alors cela devait être important.
Je ne savais pas encore que cette nuit-là cachait une vérité bien plus sombre que tout ce que j’aurais pu imaginer.
A suivre
29/05/2026
Je suis née dans une famille modeste.
Nous n’étions ni riches… ni pauvres.
Mon père travaillait beaucoup pour s’occuper de nous, mais son salaire restait petit comparé à celui de ses frères.
Pourtant, parmi tous les enfants de mon grand-père… c’était lui le plus intelligent.
Il avait beaucoup étudié.
Tout le monde dans la famille disait qu’il était destiné à devenir quelqu’un de grand.
Mais la vie semblait lui refuser cette chance.
Ses frères avaient de bons postes, de belles voitures, de grandes maisons… tandis que lui se contentait d’un petit travail qui suffisait à peine pour nourrir sa famille.
Malgré cela, mon grand-père l’aimait énormément.
Chaque fois qu’il devait voyager pour des séminaires ou des cérémonies importantes, il choisissait toujours mon père pour l’accompagner.
Mon grand-père était un homme très respecté.
Grâce à lui, mon père avait l’occasion de rencontrer de grandes autorités du pays et des personnes influentes.
Je pense aujourd’hui que c’est à partir de là que tout a commencé…
Mon grand-père nous aimait beaucoup, mes frères et sœurs, mes cousins et moi.
Pendant chaque vacance, nous nous retrouvions tous chez lui.
Il adorait voir la maison remplie d’enfants.
Mais parmi tous… j’étais sa préférée.
Il m’appelait toujours :
-Ma petite fille adorée…
Et moi, j’aimais tellement ça.
À cette époque, nous étions cinq enfants.
Michael et Melda étaient les aînés.
Moi, Elise, j’étais la troisième.
Puis venaient Karl et la petite Mimie.
Cette année-là, la rentrée scolaire approchait et nous étions tous impatients de reprendre les cours.
Ce soir-là, ma mère nous avait envoyés dormir tôt.
Mais je n’avais pas sommeil.
Il devait être presque 23 heures.
Je me retournais sans cesse dans mon lit tellement j’avais hâte d’être à l’école le lendemain.
Finalement, je décidai de me lever discrètement pour aller boire de l’eau à la cuisine.
La maison était silencieuse.
Tout le monde semblait dormir.
En arrivant à la cuisine qui donnait, la fenêtre donnait directement sur la cour, je m’arrêtai brusquement.
Mon cœur se mit à battre très fort.
Mon père était debout dehors.
Il était torse nu avec seulement un pagne attaché autour de sa taille.
Face à lui… se trouvait une silhouette noire.
Une ombre étrange.
Je n’arrivais pas à voir son visage.
L’air autour d’eux semblait lourd… presque irréel.
J’étais paralysée.
Puis j’entendis cette voix grave dire :
-Si tu veux avoir sa place…Si tu veux devenir comme lui…Si tu veux avoir ses privilèges..Alors tu devras nous donner sa tête.
Mon souffle se coupa.
Je ne comprenais pas de qui ils parlaient.
Mais ce qui me glaça le sang… c’est que mon père accepta.
Il hocha lentement la tête comme s’il était d’accord.
La peur envahit tout mon corps.
En reculant doucement, mon pied heurta accidentellement une marmite posée au sol.
CLANG !
Le bruit résonna dans toute la cour.
Mon père se retourna brusquement et nos regards se croisèrent.
Ses yeux…
Je n’oublierai jamais ses yeux cette nuit-là.
Je poussai un petit cri avant de courir aussi vite que possible jusqu’à ma chambre.
Je sautai sous ma couverture en tremblant de peur.
Puis quelques secondes plus t**d…J’entendis lentement les pas de mon père s’approcher de notre porte.
Les pas de mon père se stoppèrent juste devant la porte.
Sous la faible lumière de la lune, je pouvais voir son ombre à travers la petite ouverture au bas de la porte.
Mon cœur battait tellement fort que j’avais l’impression qu’il allait l’entendre.
Je retenais ma respiration sous ma couverture.
Puis… après quelques longues secondes… ses pas reculèrent finalement avant de retourner vers sa chambre.
Cette nuit-là, je ne dormis presque pas.
Le lendemain matin, ma mère nous réveilla très tôt afin que nous nous préparions pour l’école.
J’avais peur.
Peur que mon père me gronde pour ce que j’avais vu la veille.
Mais lorsqu’il sortit de sa chambre, habillé pour aller au travail, il était exactement comme d’habitude.
Comme si rien ne s’était passé.
Il s’approcha même de moi et déposa un ba**er sur mon front.
-Elise ma princesse…
Je lui souris timidement avant de rejoindre la table pour prendre mon petit-déjeuner.
Mais au fond de moi… quelque chose me rongeait.
Je voulais lui demander ce qu’il faisait dehors cette nuit-là… et surtout à qui il parlait.
Mais j’avais trop peur.
Après ce jour, la vie continua normalement.
Mes frères, mes sœurs et moi avions bien commencé la rentrée scolaire.
Quelques mois plus t**d, les fêtes de Noël approchaient.
Comme chaque année, tous les petits-enfants devaient se rendre au village pour passer les fêtes chez notre grand-père.
J’étais tellement heureuse.
J’avais hâte de lui montrer mon bulletin scolaire.
Toute la famille était réunie et l’ambiance était magnifique.
Les enfants jouaient partout dans la concession pendant que les adultes riaient autour des repas.
La fête de Noël se passa merveilleusement bien.
Puis arriva la veille de notre départ.
Ce soir-là, mes cousins et moi étions au salon en train de regarder la télévision pendant que mon grand-père se trouvait dans l’autre salon à écouter son vieux poste radio.
Quelques minutes plus t**d, il nous demanda d’aller dormir.
Nous lui souhaitâmes bonne nuit avant de rejoindre nos chambres.
Je ne sais pas combien de temps j’avais dormi…
Mais soudain, un bruit étrange venant de derrière la maison me réveilla.
Au début, je pensai rêver.Puis les bruits recommencèrent.
Curieuse, je me levai discrètement avant d’aller regarder.
Et ce que je vis glaça immédiatement mon sang.
Des hommes étaient en train de traîner mon grand-père de force.
Une corde était attachée autour de son cou.
Ils le tiraient vers le vieux puits de la maison.
Mon grand-père criait de toutes ses forces :
-Pourquoi tu m’as fait ça ?!Pourquoi tu m’as trahi ?!Laissez-moi ! Laissez-moi tranquille !
Mon corps se mit à trembler.
Terrifiée, je courus réveiller ma sœur.
-Melda… Melda réveille-toi !
Elle bougea à peine.
-Quoi encore Elise…?
-On veut jeter grand-père dans le puits !
À moitié endormie, elle soupira.
-Elise couche-toi… tu rêves…
Mais j’insistai tellement qu’elle finit par se lever en colère.
-Si tu mens, je vais te taper.
Nous marchâmes alors discrètement jusqu’à l’arrière de la maison.
Mais une fois dehors…Il n’y avait personne.
Absolument personne.
Le silence régnait.Melda se retourna vers moi, agacée.
-Tu vois ?! Tu racontes n’importe quoi !
Je sentis immédiatement les larmes monter.
Je me mis à pleurer tellement fort que quelques secondes plus t**d, mon grand-père arriva précipitamment.
-Qu’est-ce qui se passe ici ?
Lorsque Melda le vit debout devant nous, elle resta confuse.
Elle expliqua rapidement ce que je lui avais raconté.
Mon grand-père se mit doucement à sourire avant de dire :
-Tu ne dois pas faire pleurer ta petite sœur à trois heures du matin… elle pourrait se réveiller muette.
Puis il me prit dans ses bras.
-Regarde… je vais bien. Je suis là.
Sa voix me rassura un peu.C’est ainsi que nous retournâmes tous nous coucher.
Le lendemain matin, nous quittâmes le village pour retourner en ville après avoir fait nos derniers au revoir à nos cousins.
Comme toujours, mon grand-père resta debout devant la maison jusqu’à ce que notre voiture disparaisse de son champ de vision.
Je me souviens encore de son sourire ce jour-là.
Si seulement j’avais su…Quelques jours plus t**d, la vie reprit normalement.
L’école avait recommencé et chacun avait repris ses habitudes.
Puis un soir, en rentrant des cours, je trouvai une ambiance étrange à la maison.
Mon père était assis au salon, silencieux.
La tête baissée.
Ma mère, assise à côté de lui, essayait de le calmer doucement.
Je n’avais jamais vu mon père dans cet état.
Même mes petits frères étaient silencieux.
Je déposai mon sac avant de demander innocemment :
-Maman… pourquoi papa est triste ?
Ma mère tourna lentement la tête vers moi.Ses yeux étaient rouges comme si elle avait beaucoup pleuré.
Puis elle répondit d’une voix tremblante :
-Elise… ton grand-père est parti au ciel…
Mon cœur se serra brutalement.
A Suivre.
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